Petites maisons

  • avril 2016
  • 20,5X22,5
  • Broché
  • 352 pages
  • ISBN : 9782804702830
  • 39.00 €

« On avait alors la fureur des petites maisons. J’en louais une dans le faubourg Oriental, et j’y plaçais successivement quelques-unes de ces filles qu’on voit, qu’on ne voit plus ; à qui l’on parle, à qui l’on ne dit mot, et que l’on renvoie quand on est lasse [sic]. J’y rassemblais des amis et des actrices de l’Opéra : on y faisait de petits soupers… »
Denis Diderot, Les Bijoux indiscrets

Depuis le début du XVIIIe siècle, le concept d’un lieu situé à l’abri de tous les regards et voué aux plaisirs du libertin a envahi la littérature romanesque et théâtrale (Diderot, Sade, Crébillon, etc.). Les rapports de police et les chroniques scandaleuses regorgent également d’anecdotes piquantes à ce sujet, contribuant ainsi à créer le mythe de la « petite maison ».

Cependant, il faut attendre les années 1750 et la construction du pavillon La Bouëxière pour voir émerger un nouveau type architectural dont le programme s’élabore peu à peu. S’initie alors une vague de réflexions sur ce nouveau mode d’habitat et tous les quartiers périphériques de la capitale se couvrent d’édifices aux allures diverses mais répondant aux mêmes critères architecturaux : renouvellement des dispositifs conventionnels, réduction de la taille des appartements, adoption du plan massé et situation dans un environnement paysager.

La multiplication de ces petites maisons illustre par ailleurs l’émergence d’un nouvel art de vivre et les aspirations d’une société en mutation qui use de toutes les ressources des arts (architecture, jardin, peinture, sculpture…) pour créer de véritables écrins qui ne laisseront pas indifférent le public de l’époque.

Remontant jusqu’aux origines de l’habitat pavillonnaire, cette étude vise à montrer que si le phénomène des périphéries pavillonnaires a jusqu’alors été plutôt attribué aux retombées de la révolution industrielle et à la création de cités ouvrières, les prémices se font sentir dès la fin du XVIIIe siècle.

Un ouvrage ambitieux et richement illustré qui sollicite l’histoire de l’architecture et des jardins, mais également l’histoire des idées, de la littérature et du théâtre, de la politique et de la ville.

On en parle

« Un ouvrage solide, ambitieux, fort technique et richement illustré de gravures et de plans, qui se penche sur l’histoire de l’architecture et des jardins, mais également sur celle des idées, de la littérature et du théâtre, de la politique et de la ville. Une magnifique construction intellectuelle ! »
(Bernard Delcord, Lire est un plaisir, 10 octobre 2016)
Article paru sur les sites Satiricon et Homelit.
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« Un ouvrage ambitieux et richement illustré. »
(Atrium Construction, août 2016)

« Émanation d’une thèse de doctorat, cet ouvrage savant se situe au carrefour de l’architecture, de l’urbanisme et de l’histoire de l’art... »
(Les cahiers techniques du bâtiment, juin-juillet 2016)

« Construite par des libertins en périphérie de Paris, pour échapper aux contraintes, la "petite maison" sera l’objet de nombreux essais architecturaux, et inspirera le concept moderne et contemporain de maison de campagne. Bien illustré par des gravures rares. »
(Mémoire des arts, juin 2016)

L’ouvrage a été recommandé dans la rubrique « À lire ! » du numéro de juin du magazine Focus Archi.

Cet ouvrage a été présenté sur le blog de l’UMR AUSser le 30 mai 2016.
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L’ouvrage a été présenté dans le numéro de mai 2016 du magazine Géomètre.

« Cette brillante étude se lit alors avec le plus grand plaisir tant elle mêle les références par l’intermédiaire de citations bien senties. Claire Ollagnier résume ainsi le nouveau rapport qu’une société entretient avec la ville, la nature mais aussi avec l’intimité. Pour conclure, l’auteure ouvre bien des perspective et entrevoit dans cette noble typologie de la petite maison le fondement d’une autre, plus récente : celle du pavillon de banlieue. Voilà donc de la grande vertu de ces petites maisons ! »
(Jean-Philippe Hugron, Le courrier de l’architecte, 27 avril 2016)

« Au XVIIIe siècle, les auteurs libertins décrivent des lieux de débauche sous la forme de pavillons situés en banlieue, à l’abri de tous les regards, voués aux parties fines et aux adultères. On les appelle "petites maisons" et… ce seraient les ancêtres des résidences secondaires. […] Dans son ouvrage Petites Maisons, illustré de documents rares ou inédits, l’historienne Claire Ollagnier enquête : ont-elles réellement existé pour satisfaire les passions ou les vices d’une élite aux mœurs dissolues ? [...] Un ouvrage magistral. »
(Agnès Giard, blog “Les 400 culs”, Libération, 17 avril 2016)

« Conçue à l’origine comme un lieu voué aux plaisirs voire à la débauche de l’aristocratie du XVIIe siècle, la petite maison périurbaine est peu à peu devenue une habitation principale dans les années 1750. À partir de sources variées, cet ouvrage étudie l’émergence de ce type architectural et du mode de vie correspondant. »
(Livres Hebdo, 15 avril 2016)

« Construite par des libertins en périphérie de Paris, pour échapper aux contraintes, la "petite maison" sera l’objet de nombreux essais architecturaux, et inspirera le concept moderne et contemporain de maison de campagne. Bien illustré par des gravures rares. »
(Alain Vollerin, Le Blog des Arts, 14 avril 2016)
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La sortie du livre a été annoncée le 1er avril 2016 sur le blog de l’APAHAU (Association des Professeurs d’Archéologie et d’Histoire de l’Art des Universités).
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