Le viol, une arme de terreur

  • septembre 2015
  • 13,5X21,5
  • Broché
  • 160 pages
  • ISBN : 9782804702816
  • 15.00 €
  • ISBN version numérique : 9782804703332
  • 10.99 €

À l’aube, j’ai été réveillé par des pleurs qui venaient du jardin. J’ai trouvé une gamine, qui n’a que 7 ans, recroquevillée derrière un buisson, du sang entre les jambes.
Récit d’une scène « ordinaire » dans l’Est du Congo…

Depuis vingt ans, une violence inouïe frappe cette région. Si toute guerre fait des ravages parmi les populations civiles, les femmes paient ici le plus lourd tribut. Une situation cauchemardesque qui a pris racine sur les collines rwandaises en 1994, l’année du génocide. Le viol, tacitement accepté sur les champs de bataille depuis la nuit des temps, y a pris une dimension nouvelle : désormais utilisé à des fins stratégiques, il est devenu une véritable arme de guerre.

Conquête des terres, exploitation des minerais, exutoire pour un Rwanda surpeuplé, volonté d’éradiquer une population…, autant de raisons qui expliquent cette barbarie sexuelle.

Ce livre est un voyage au pays de ces femmes et enfants que des hommes brutalisent, violent, torturent, mutilent. Grâce aux regards croisés des auteurs – du romancier au médecin en passant par le journaliste ou le juriste –, le lecteur trouvera des clés pour mieux appréhender ce phénomène effrayant. Si le tableau est noir, il existe néanmoins des signes d’espoir, avec des femmes debout, déterminées, dignes. Ces femmes qui sont non seulement la colonne vertébrale de leur famille, mais aussi de l’économie, et qui par leurs actions et leur engagement sèment les graines d’un monde plus juste.

« Notre pays est malade, a dit le docteur Mukwege lors de la remise du prix Sakharov (2014), mais ensemble, avec nos amis de par le monde, nous pouvons et nous allons le soigner. »

Les auteurs : In Koli Jean Bofane, Colette Braeckman, Guy-Bernard Cadière, Simon Gasibirege, Michèle Hirsch, Nathalie Kumps, Jean-Paul Marthoz, Thierry Michel, Hélène Morvan, Simone Reumont, Isabelle Seret, Maddy Tiembe et Damien Vandermeersch.
Dessins de Pierre Kroll et Nicolas Vadot.
Préface du docteur Denis Mukwege.

Avec le soutien d’Amnesty International.
En coédition avec le GRIP (Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité) et Démocratie ou Barbarie.

Revoir le reportage réalisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles à l’occasion de la journée d’étude organisée autour du livre le 26 octobre 2015, à l’ULB. Avec les interventions de Colette Braeckman, Nathalie Kumps, Jean-Paul Marthoz, Thierry Michel, Guy-Bernard Cadière et Maddy Tiembe.

On en parle

« Les auteurs s’interrogent sur la prévention […] et sur la difficulté à rendre justice […]. L’un des intérêts de l’ouvrage est également de s’attarder sur le traitement médiatique de ces crimes, perpétrés sur des femmes comme sur des enfants. Tandis que certaines associations humanitaires les instrumentalisent pour attirer I’attention, ils sont souvent traités en dernier et disparaissent très vite des journaux. »
(Anne-Cécile Robert, Le Monde diplomatique, avril 2016)
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Le 8 février 2016, l’ouvrage a été présenté sur Sisyphe.org.
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« Un ouvrage collectif intitulé Le viol une arme de terreur. Dans le sillage du docteur Mukwege […] aborde la question du viol dans l’est du Congo. Dans sa préface, le célèbre docteur Mukwege, l’homme qui répare les femmes, tente une première explication : "L’est du Congo est incontestablement l’une des régions les plus riches en minerais." […] »
(Revue Espace de Libertés, janvier 2016)

L’ouvrage a servi de base à un article de la sociologue Véronique Le Goaziou intitulé "Les viols de guerre… encore et toujours", publié sur le site Délinquance, justice et autres questions de société, le 19 décembre 2015.
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L’ouvrage a été présenté sur Le Blog du Corps, le 4 janvier 2016.

« Un livre assez étonnant, […] avec des textes à la fois de fiction comme celui de Jean Bofane, et des textes purement journalistiques comme celui de Colette Braeckman, et aussi des textes médicaux. On a donc mélangé les genres, ce qui est assez rare dans ce type de bouquins. »
("Livrés à domicile" (RTBF), Les choix de Thierry Bellefroid, 7 décembre 2015)
Revoir l’émission (à partir de 41’05")
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« Un ouvrage collectif qui analyse les viols au Kivu, la reconstruction des femmes et des communautés après le viol et aussi les moyens d’inverser la tendance : justice, protection des victimes, information, protection et résistance aussi. »
(Entretien de Colette Braeckman avec Simone Reumont, « Afrik’Hebdo », La Première (RTBF), 31 octobre 2015)
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« Il est des crimes qu’on ne peut pardonner. Le viol en est un. Même si, physiquement, la médecine peut “réparer” quelque peu les blessures, les victimes ne s’en remettent jamais. Les femmes du sud Kivu attendent, au minimum, la justice. Le viol, une arme de terreur, cet ouvrage collectif publié “dans le sillage du combat du Docteur Mukwege” nous rappelle que la violence contre les femmes reste un combat au niveau mondial. »
(Gabrielle Lefèvre, Entre les lignes, le 29 octobre 2015)
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L’ouvrage fait partie de la sélection "Livres" du numéro d’octobre 2015 du magazine CIDFF infos, mensuel du Centre National d’information sur les Droits des Femmes et des Familles (CNIDFF).

« Avec le livre Le viol une arme de terreur, […] le lecteur pourra comprendre l’histoire de cette stratégie de guerre, mais aussi les enjeux économiques énormes concernés, les stratégies des grands groupes pour masquer la réalité et bien sur les terribles témoignages des femmes victimes directes de ces viols. [...] C’est donc dans une guerre économique et géostratégique que le sort des femmes du Congo est aujourd’hui dépendant. Des solutions existent et [ce] livre vous permettra de les comprendre. Je recommande donc cet ouvrage documenté, clair et lisible par tous, permettant à nous, citoyens du monde de comprendre pourquoi nous sommes tous responsables du viol comme arme de guerre. »
(Thierry Barbaut, Info-Afrique.com, 25 septembre 2015)
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Bonus

Y-a-t-il quelqu’un ici qui a été violée et qui parle anglais ?
Extrait du chapitre consacré notamment à la responsabilité des médias lorsqu’ils traitent de la violence sexuelle, par Jean-Paul Marthoz.
« Une autre "école" de journalisme voit juste dans les violences sexuelles un sujet "vendeur". L’évocation des brutalités sexuelles et les témoignages de victimes servent, comme les filles dénudées de la page 3 des tabloïds, àattirer l’attention des lecteurs. Lors de la guerre du Kosovo, j’étais le directeur européen de l’information de Human Rights Watch. Des tabloïds britanniques qui ne s’étaient jamais intéressés aux droits humains m’appelèrent pour la première fois : uniquement pour avoir "des détails" sur les accusations de violences sexuelles dont on accusait les forces serbes. Le titre des mémoires d’Edward Behr, ancien grand reporter de Newsweek, ramasse crument cette idée obscène de l’information : Y-a-t-il quelqu’un ici qui a été violée et qui parle anglais ? Le journaliste reprenait la question posée par un envoyéspécial britannique lors des troubles de l’indépendance du Congo belge, au cours desquels des religieuses, selon les informations qui circulaient alors, avaient été violées. […] »