Déclin de la médecine humaniste

  • octobre 2015
  • 15X22
  • Broché
  • 176 pages
  • ISBN : 9782804702731
  • 32.00 €
  • ISBN version numérique : 9782804703363
  • 22.99 €
Aux États-Unis, un mouvement basé sur l’exigence d’une médecine humaniste est reconnu scientifiquement depuis une trentaine d’années. Son but : donner à l’acte médical un sens humain. Ses fondements reposent sur un ensemble de connaissances en psychologie des émotions, psychosociologie, théorie de la communication verbale et non verbale et mécanismes d’influence. Outre-Atlantique, la médecine humaniste est aujourd’hui une matière à part entière qui s’insère dans de nombreux programmes de formation. Qu’en est-il chez nous ?

Dans cet essai philosophique, l’auteur évoque le paradoxe de la médecine moderne en France : son haut niveau de rigueur dans les sciences biologiques couplé à son désintérêt pour les sciences humaines. Suite aux progrès considérables réalisés en sciences médicales, la fragmentation scientifique d’un état pathologique est de plus en plus poussée. Cela incite le médecin à se focaliser sur l’unique objectivation de la maladie : « C’est un cancer de la prostate », « C’est un astrocytome grade 3 »... Or il y a bien lieu de résister à cette focalisation car, in fine, c’est à un être humain que le médecin reste confronté : un patient qui souffre, a peur, se pose des questions, se trompe dans ce qu’il peut espérer et dont l’état psychologique va influer sur le devenir de sa maladie.

L’auteur défend le modèle biopsychosocial de la médecine : outre ses compétences scientifiques, un médecin se doit de connaître les réactions potentielles de son patient pour lui communiquer le diagnostic et le persuader des thérapeutiques à suivre. 

Ce livre donne à réfléchir à une relation dans laquelle le malade est reconnu comme être humain souffrant et où le médecin joue son rôle d’acteur responsable et de soutien empathique.

On en parle

« L’auteur donne à voir, par un vaste panorama, à quel point la profession de médecin est complexe. Et plus encore, la médecine humaniste qu’il appelle de ses vœux, c’est-à-dire celle qui s’attache à voir le malade derrière la maladie. [...] J. Corraze explique en quoi les conditions ne sont pas toujours remplies pour que le médecin dispose du temps et de la formation nécessaires à la prise en compte du patient en tant que personne et à l’établissement d’une relation de qualité. »
(Martin Brunschwig, rubrique « Livres », Science...& pseudo-sciences, n°316, avril-juin 2016)

« Un livre à lire ! »
(Site internet du CHU de Toulouse, 20 octobre 2015)
Lire l’article complet